Stop à la déprime de l’automne!

Je voulais aborder un sujet qui m’est cher: la déprime automnale.  J’ai suivi plusieurs personnes qui étaient touchées par cela, et il y a plusieurs tactiques pour l’éviter ou l’enrailler. Nous allons voir cela un peu plus bas.

Que c’est beau!

J’adore l’automne. Le soleil bas illumine les feuillages roux et chatoyants. J’ai envie de sortir la boîte d’aquarelle, ou tout au plus, de prendre ces 10 secondes de rien, de pause, d’arrêt sur image, juste  pour en prendre plein les yeux. Le vent nous offre un ballet multicolore. Mes pieds font virevolter les feuilles au sol, qui craquellent et me donnent envie de retomber en enfance. Je me prends à faire une collection de marrons ou à m’interroger sur un champignon. Un petit quelque chose de magique vient me rappeler ma connexion originelle à la nature, me donnant envie de frôler les écorces humides. Un reste de pluie fait embaumer la forêt ou le parc, de ses mélanges d’herbes, de mousses et de lichen. Le jeune froid nous donne envie de nous emmitoufler dans des grands pulls et des écharpes, où l’on est si bien, tout en profitant d’un rayon de soleil sur notre peau.

Les oiseaux se rassemblent, nous rappelant que nous nous sommes éparpillés pendant l’été, et qu’il est temps de retourner aux choses essentielles, au foyer, à la famille. La frénésie de l’été s’est enfin calmée, laissant place à une douceur bienveillante dont on a tous besoin, un retour au calme qui nous fait retourner à nous-même, pour notre plus grand bien. La nature respire enfin, et nous respirons.

Une petite mort

Malheureusement, l’été indien ne dure pas, et le gris rattrape bien vite les pâles rayons du soleil, qui se couche de plus en plus vite. La lumière nous manque, et la grisaille commence à envahir nos cœurs. Le rougeoiement des arbres nous montre toute l’énergie agonisante d’un être vivant tentant tant bien que mal de rester dans toute sa splendeur malgré sa déchéance. Au sol, les feuilles sont bien mortes.

Il y a cette idée de fin, de quelque chose de terminé. Cela se passe de manière sous-jaçante, nous n’y pensons pas, car nous sommes affairées avec les préoccupations de la rentrée, mais quelque chose commence à nous miner. Quelque chose de doux, et de nostalgique. Quelque chose qui nous pousse à rester chez nous, à cocooner. C’est la fin d’un cycle, la retombée des énergie vibrantes de l’été. Nous allons vers le silence et l’immobilité. La nature est ainsi faite. Et nous là-dedans? Allons-nous dériver dans la déprime automnale?

Pourquoi la déprime automnale existe?

A part tous ces facteurs mentaux ou de sensations, il y a un réel facteur physiologique. Le manque de lumière semble diminuer la production de sérotonine, hormone qui régule l’humeur. Le mécanisme de la dépression s’enclenche alors : tristesse permanente, particulièrement le matin ; troubles de l’humeur (irritabilité, tendance à fondre en larmes…) ; fatigue intense et inexplicable ; variation de poids ; idées noires persistantes…

La déprime automnale profonde concerne un français sur dix, et 75% des femmes y sont sensibles. Plus on monte en âge, plus on y est sensible également, car l’organisme produit moins de sérotonine, qui nous protège de la dépression.

Pas toujours prise au sérieux, la dépression automnale (ou saisonnière) est pourtant très handicapante. La souffrance psychique ont un réel impact sur la vie affective et professionnelle des personnes touchées. Attention, un bémol pour cet article: je vais parler de conseils de prévention et de manière assez générale, mais le diagnostic médical de dépression saisonnière nécessite bien entendu un suivi médical.

Métro – boulot – dodo

En France, nos grandes vacances peuvent être très longues et marquer une coupure assez grande avec le travail, ce qui implique que la reprise peut sembler difficile au niveau stress, et pour l’organisme, afin de se réadapter au bon rythme. Dans les pays nordiques, l’école reprends vers le 10 août, ce qui fait une pause moins longue, mais aussi un décalage entre la reprise et le changement de saison, tout au moins le changement de luminosité.

En France, nous accumulons les deux phénomènes, la reprise du travail et le changement de saison. Ce qui additionnent du coup la fatigue et le stress. Une fatigue physique pour reprendre le rythme, pour gérer tout ce qu’il y a à faire et à remettre en place, pour s’adapter au froid et au manque de lumière. Une fatigue mentale pour organiser notre nouvelle année scolaire ou professionnelle. Cela est particulièrement important chez ceux qui ont un rythme très routinier, métro – boulot – dodo, en particulier chez les urbains qui sont peu en contact avec l’extérieur, donc plus sensibles à la déprime automnale.

S’autoriser à dormir

Certains diraient “lutter contre la fatigue”, je préfère une attitude inverse: se laisser aller à dormir. Il faut se reposer et se détendre. Pour ceux qui ressentent plus de la fatigue physique, préférez la relaxation, les massages, les bains moussants, les siestes. Pour la fatigue mentale, il faut détendre l’esprit avec des activités de loisir, des jeux, des moments entre amis, du rire.

Respectons notre corps qui a beaucoup de choses à gérer en cette période : nous préserver du froid, du stress et équilibrer nos hormones. Il arrive également souvent que nous soyons sujet à l’hypersomnie: une irrésistible envie de dormir même dans la journée, nous dormons plus que d’habitude, et malgré cela, nous nous réveillons fatigués. Si cela vous arrive plusieurs jours de suite, il faut consulter un médecin. Vous commencez peut-être une déprime automnale.

Cure de lumière

Vous l’avez compris, un des facteurs principaux de la baisse de moral lors de la déprime automnale est le manque de lumière. Il agit directement sur la sérotonine, mais dérègle également l’horloge biologique. Il nous faut une exposition à la lumière du soleil d’au moins 30mn par jour. Chaque occasion de passer du temps à l’extérieur favorise la production d’hormones de la bonne humeur. Jardinage, promenades, sorties de chiens, petite course chez les commerçant d’à côté, rendez-vous entre amis… Sortez marcher au lieu de prendre la voiture pour les petits trajets. Faites une pause au boulot en terrasse.

Si cette exposition à la lumière naturelle n’est pas possible ou pas suffisante, on peut faire une cure de vitamine D, ou de luminothérapie. C’est quoi? Simplement une exposition à une lampe particulière qui a les mêmes effets que le soleil. Choisissez une lampe avec le marquage CE médical, d’au moins 10000 lux, pour une exposition de 5 à 30mn, sans regarder directement la lampe. répétez cette opération tous les jours.

Manger sainement

Le froid nous entraîne à manger des choses plus consistantes et plus grasses. Nous avons envie de raclettes, crêpes et autre welsh. De plus, le manque de sérotonine nous donne des envie de boulimie et de grignotage, comme un vide à combler. Donc si on a faim, on troque la tartiflette contre des pâtes complètes.

Soyez fort! Résistez à cela et retrouver toutes les saveurs d’automne. Il y en a plein, des fruits et des légumes goûteux. Les courges et les champignons sont à l’honneur et vous réchaufferont dans une bonne soupe. La betterave, les carottes et le céleri sont des légumes très tonifiants. Les poires, raisins, figues, noix sont remplies de vitamines et de fructose pour améliorer votre humeur. Sans oublier les fruits exotiques! Faites le plein de vitamines, cela vous donnera bonne mine, tonus, et vous évitera également de récupérer tous les petits virus qui commencent à proliférer.

Les aliments anti-déprime

Dans le panier de course anti-déprime automnale, n’oubliez pas  de prendre du poisson, deux fois par semaine minimum. Les oméga-3 ont un pouvoir anti-dépresseur.

Contre la fatigue physique, en phytothérapie, on a recours aux plantes stimulantes comme le ginseng, le gingembre ou le cynorhodon, et à la sauge en cas de fatigue mentale. Ajoutez un peu de safran à tout ça.

Une cure de magnésium, de millepertuis, ou de tryptophane (complément 5-HTP) va chasser vos idées noires en boostant la sérotonine. Faire la cure quotidiennement pendant au moins un mois. Pour trouver du tryptophane de manière naturelle, misez sur les œufs, le poisson, la viande, la banane et les légumineuses. Pour le millepertuis, il se trouve facilement en tisane. Et le magnésium… dans le chocolat noir! (1 carreau par jour suffit)

Restez en mouvement

Comme nous l’avons vu, marcher en extérieur est important. Restez en mouvement, évitez l’affalement sur le canapé pendant des heures, rien de plus déprimant, non? Programmez des événements et rendez-vous en ville ou en forêt. Quand vous marchez, faites si possible une marche rapide, 15mn c’est idéal. Préservez vous au moins un moment par semaine pour réellement faire du sport. Il est encore possible en automne de faire un footing dans le parc, ou d’aller en vélo au travail. Et en rentrant, quel réconfort de s’offrir un chocolat chaud!

Mettez de la couleur

Contre la déprime automnale, rien de mieux que de la couleur. Je me suis toujours demandée pourquoi tout le monde avait un manteau noir, un parapluie noir, des chaussures noires… Que c’est triste. Mettez des couleurs, en particulier des couleurs vives et chaudes. Vous vous ferez du bien, et vous ferez du bien aux autres.

Faites la fête

Mettez également de la couleur dans votre vie: et pourquoi ce ne serait pas l’occasion de faire une fête? organisez des soirées, cool, détendues, avec des jeux et des rires. Pas besoin de prétexte! Si cela vous épuise de penser à recevoir, donnez rendez-vous à vos amis dans un bar avec un groupe de musique, un karaoké ou un escape game. Et surtout, ne vous privez pas de retourner en enfance pour Halloween!

 

Pour comprendre nos hauts et nos bas, lisez l’article Savoir écouter le cycle de nos saisons.

Voir aussi les formations ÉQUILIBRE et LIBERTÉ

Pour ne pas rester seul face à cet état difficile, pourquoi ne pas envisager un coaching de groupe

2 réponses sur “Stop à la déprime de l’automne!”

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